PRÉSENT          FUTUR         PASSÉ

ERWIN OLAF ET LE GROUPE INDOCHINE

NOUVEL ALBUM 13

Vernissage le 9 Septembre 2017
Exposition du 9 au 23 Septembre 2017


Le groupe INDOCHINE fait preuve d’une longévité certaine et signe aujourd’hui son treizième album, créant pour l’occasion une pochette en collaboration avec le photographe Erwin Olaf.  Dès la sortie de l’album, du 9 au 23 septembre, la galerie Rabouan Moussion accompagne cet événement en présentant sur ses cimaises l’ensemble des œuvres originales du livret signé Erwin Olaf, ainsi que la vidéo de son making of.

L’album est intitulé 13, il se décline à travers treize titres et deux bonus, et la pochette met en scène treize étranges personnages.

La création contemporaine est au cœur de l’univers visuel du groupe Indochine, pilier de la scène pop-rock française depuis 1981 et qui a derrière lui une belle histoire de collaborations artistiques, l’américaine Ana Bagayan ayant dépeint l’univers d’Alice & June (2005) par exemple. Leurs clips sont également le fruit de rencontres avec des réalisateurs : Jaco van Dormael pour Ladyboy (2006), Xavier Dolan et son polémique College Boy (2013), le photographe Richard Kern avec Black City Parade (2013), avant enfin que celui de La Vie est Belle, premier single de 13, soit signé Asia Argento.

Les œuvres réalisées par Erwin Olaf à l’occasion de cette sortie sont inspirées des créations d’Henry Darger, représentant de l’art brut américain remarqué par Nicola Sirkis lors d’une exposition au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en 2015.

Erwin Olaf en a conservé l’univers enfantin, mettant en scène treize fillettes en costumes qui revendiquent des bannières inconnues, dans des tableaux photographiques empreints de cette inquiétante étrangeté que Freud évoquait. Une armée cosmopolite maîtresse d’un monde nouveau pose fièrement devant ce qui pourrait être son palais, une architecture de béton que l’on croirait sortie d’un film de Fritz Lang. Il s’agit en réalité d’une radio désaffectée datant de 1919, qui se dresse dans la campagne néerlandaise. Le contraste provoqué, entre les costumes colorés aux teintes pastel de ces petites filles autoritaires et les tons sombres de l’architecture, fait écho aux royaumes fantasmagoriques de Darger qu’Olaf s’approprie ici, en y imprimant son aura caractéristique. Les amateurs pourront y reconnaître certaines des thématiques envisagées dans les séries Berlin (2012) ou Keyhole (2011-2013).

Alice Cazaux