Fabrice Yencko

 
 

Né en 1985, vit et travaille à Paris (France).

Diplômé des Métiers d’Art en Sculpture Métal à Olivier de Serres (Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Arts), Fabrice Yencko assiste ensuite plusieurs sculpteurs. Dans le même temps il commence l’apprentissage de la gravure dans l’atelier Bucciali. Il y apprend différentes techniques comme l’aquatinte ou la pointe sèche. On lui propose vite un emploi au sein de l’atelier. Mais par envie de découvrir d’autres pratiques artistiques lui donnant plus de liberté, il refuse. Il évolue naturellement vers le tatouage. Activité qu’il pratique en tant que professionnel depuis 2006, en ayant découvert et forgé son style dans les milieux alternatifs skinhead et punk qu’il fréquentait. En parallèle, Fabrice Yencko fait ses premiers pas dans le graffiti en 1999. Sous le pseudonyme Cokney ( anagramme de son nom faisant référence à la culture punk/skinhead anglaise ), il se tourne rapidement vers une pratique de performance et de peinture exclusivement vandale sur les trains et métros. Son style convoque l’héritage de la peinture classique, de la culture punk et du graffiti. Il commence très rapidement à inclure cette activité dans une démarche artistique plus générale, s’étendant à son mode de vie et son positionnement social. Il l’exprime pour la première fois dans le livre Descente interdite de Karim Boukercha. Arrêté en 2012, il a été condamné à 228.000 euros d’amende pour « dégradations volontaires ».

La rencontre avec Hugo Vitrani lui montrera que sa vision du graffiti vandale peut trouver écho, même en dehors de son milieu. Ils décident alors de travailler ensemble autour d’un projet de livre, Chiaroscuro, qui sortira en 2015, avec du retard dû à une deuxième arrestation en 2014. Sa mise en examen pour « associations de malfaiteurs » et le contrôle judiciaire sous lequel il est placé, l’empêche de parler librement de son travail. Il participe au Lasco Project, avec une installation personnelle en juin 2014. C’est la première fois qu’il utilisera son dossier judiciaire comme œuvre. Chiaroscuro après belle sortie, remporte le prix du meilleur livre d’art du Club des directeurs Artistique.

En 2016 Fabrice Yencko organise une exposition collective sur le tatouage, faisant intervenir de nombreux artistes-tatoueurs internationaux réputés. Il fait travailler ces artistes autour du thème de la Morphose dans l’imaginaire du tatoueur.

Il travaille également sur des œuvres plastiques accompagnant des éléments de son dossier policier afin de créer un dialogue entre ces deux visions de sa création ( artistique et judiciaire ). Ce travail a été présenté dans une exposition collective à la galerie Rabouan-Moussion en juin 2016 aux cotés d’œuvres d’artistes comme Raphaël Zarka, Ryan Mc Ginley ou encore Evan Robarts. Il participe en Octobre 2016 au colloque Oxymore «État de l’art urbain » organisé par le ministère de la culture (La vidéo du débat est visible en ligne au lien suivant : https://www.dailymotion.com/playlist/x4r0w9_culture-gouv_oxymore-iii-etat-de-l-art-+urbain/1#video=x54s7pw ). Il intervient dans la table ronde «Le droit à la rue/Le droit de la rue » en rapport étroit avec sa démarche. Fabrice Yencko travaille actuellement sur une exposition personnelle à la Galerie Rabouan Moussion pour le printemps 2017.