Guillaume Durrieu
S P L A S H

Vernissage Samedi 6 Octobre 2018 à partir de 17h

Exposition 6 Octobre - 3 Novembre

 
Guillaume Durrieu Exposition Galerie Rabouan Moussion
 

    L’essence de cette exposition, contenue dans un « splash » vibrant comme le pinceau sur la toile, nous évoque la spontanéité du geste en peinture mais aussi la musique à travers l’objet de la cymbale (appelée splash), domaine cher à l’artiste. Une énergie indomptée et indéterminée qui contraste avec la maîtrise et l’ordre qui se dégagent des peintures organisées en signes et en motifs, issus d’un certain héritage du modernisme que l’artiste rejoue dans ses tableaux. Centrée sur le médium, s p l a s h délimite son champ d’action à la peinture sur toile recouverte de gestes ordonnés dont le tracé d’une précision presque clinique invite à une réflexion sur la symbolique de l’œuvre ainsi que son processus de création. Nous voilà pris dans un tourbillon de formes géométriques où rien n’est laissé au hasard.

  Des changements d’échelle permettent également à Guillaume Durrieu de repenser l’espace de création et d’exposition : l’artiste se plaît en effet à reproduire ses grands formats en miniatures. Chaque peinture devient une phrase, un mot que l’artiste décline en plusieurs langages : celui du corps avec le geste mais aussi celui de l’esprit avec la charge poétique que renferme la peinture, certaines œuvres s’inspirant des travaux de la poésie visuelle. Les œuvres sont déterminées par une séquence ordonnée de gestes (d’un point A à un point B) qui rendent les tableaux lisibles, telle une phrase. Que cette poésie soit peinte en couleur ou en noir et blanc, les champs d’interprétation du signe semblent infinis.

  Guillaume Durrieu nous offre à travers cette nouvelle exposition un travail empreint de tradition et d’Histoire, de musique et de poésie. Grâce à un protocole d’accrochage défini par l’artiste lui-même, s p l a s h entend jouer avec les codes de l’exposition. Pensée et rythmée comme une partition musicale, la scénographie donne le ton. À nous de savoir ouvrir l’œil et, pourquoi pas, tendre l’oreille.

Lisa Toubas