JonOne
IN THE BOX

Exposition 14 avril - 27 mai 2018
Vernissage 14 avril, 10H - 21H

 
 

Après avoir organisé en 2017 pour la Fondation Clément en Martinique une exposition rétrospective, L’empire des signatures, la Galerie Rabouan Moussion est heureuse d’annoncer la prochaine exposition personnelle de JonOne, In the box, du 14 avril au 27 mai 2018.

In the box : de l’intimité de l’atelier à la galerie

Le catalogue, édité pour l’occasion, regroupera autour de JonOne les musiciens, philosophes, écrivains et artistes qui ont marqué son parcours. In the box sera l’occasion d’entrer dans l’intimité de l’artiste et de rendre compte de l’évolution tant plastique que personnelle de l’artiste. Ses œuvres emblématiques côtoieront ainsi ses nouvelles pièces, créées spécialement pour l’exposition.


L’empire des signatures

Par Hugo Vitrani
Extraits du texte rédigé pour le catalogue de l’exposition
L’empire des signatures (Fondation Clément, Martinique, 2017)

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Entre deux exercices de corde à sauter pour préparer un match de boxe amical dans son atelier devenu ring, JonOne - peintre boxeur qui frappe ses toiles avec la couleur - explique : « Ma peinture est corporelle, dans l’action : il y a du punch. C’est lié à l’énergie des couleurs que je voyais sur les trains peints à New York, comme le surgissement d’un flash de peinture dans la ville. Dans les années 1980, le métro était comme un musée qui traversait la ville. Mon style est lié à ce mouvement et à la vitesse de la peinture. J’aime que les gens soient déstabilisés et déséquilibrés devant mes tableaux. En peignant, je crache la rage qu’il y a en moi. » La rage de la rue, de la peinture (de l’expressionnisme abstrait au graffiti dans sa version la moins populaire : le tag), des origines (le mystérieux Saint-Domingue, l’Amérique des années crack, le Paris alternatif des années 1990).

Depuis les années 1980, l’artiste s’est émancipé des canons classiques du graffiti pour se tourner vers l’abstraction. Même lorsqu’il sature ses tableaux de tags peints désormais à l’huile - jouant ainsi avec les notions de haut et de bas - JonOne convoque l’énergie hardcore qui lui vient du vandalisme. Il affirme : « Ce n’est pas ce qui est écrit qui est important dans mon travail : l’écriture, les lettres, c’est un prétexte pour pouvoir passer à une autre étape, la lumière, la couleur, l’énergie, le mouvement du corps. Derrière mon nom on retrouve mon passé, mon présent et mon futur. »

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Artiste du « Tout-Monde », les tableaux de JonOne étirent les origines et le temps : des prémices du Hip Hop new yorkais et du « Subway Art » au renouveau du mouvement à Paris notamment au cœur du terrain légendaire de Stalingrad, des murs à la toile, de son premier atelier au squat de l’Hôpital Ephèmère où agnès b l’avait découvert à celui qu’il occupe désormais aux Lilas... Hors-cadre, toujours en mouvement et les mains sales, JonOne compose ses peintures en freestyle. Il projette sa peinture pour qu’elle devienne matière (parfois rugueuse comme un mur en ruine) et mixe les couleurs pour obtenir de nouvelles vibrations lumineuses.

/ HV

John Andrew Perello, alias JonOne, est né en 1963 à New York.