Stelios Faitakis

Scientific Dogma

Exposition: 24 novembre- 5 janvier

Stelios Faitakis

Né en 1976 vit et travaille à Athènes

Sur fond dorés avec touches de pinceaux apparentes, les peintures de Stelios Faitakis décomposent l’architecture, les symboles géométriques, la typographie et remixent les références, du muralisme mexicain à Dürer en passant par les icônes byzantines et l’héritage du graffiti.

Si Faitakis a reçu une formation académique à la Athens School of Fine Art, c’est dans la rue qu’il s’est imposé au cœur de la scène naissante du graffiti à Athènes au milieu des années 1990.

Désormais peintre d’atelier, ses icônes désacralisées mettent en scène des auréoles enflammées, des résistants palestiniens, des émeutes, les excès du capitalisme dissous dans les paysages où des businessmen sont pendus. Sa peinture étire les temps passés et présents : travaillant souvent à partir d’archives historiques ou de l’actualité, on peut reconnaitre dans ses références des images de presse faisant surgir des fragments du présent le plus chaud dans ses compositions, mais décontextualisés. 

 « Pour définir mes tableaux, je me réfère à l’idée d’une « peinture religieuse », j’essaie de parler de sujets spirituels. Je suis convaincu qu’en m’intéressant, à ces sujets, c’est aussi une manière d’évoquer simultanément ce qui se qui se passe dans le monde. Les gens se réfèrent souvent à « l’art politique » en parlant de mon travail, ce que je trouve étrange et parfois même amusant. Lorsque j’utilise des références politiques et sociales, c’est toujours à un niveau superficiel. Je ne peindrais pas s’il s’agissait seulement de parler de ces sujets qui donnent une vision du monde trop évidente. (…) J’ai passé beaucoup de temps dans la rue, j’ai donc été témoin de ce qui s’y passe. Je me suis souvent retrouvé au premier plan, sur le terrain, pour voir de mes propres yeux la réalité des événements. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : je peins désormais en m’isolant dans mon atelier, dans mon monde, avec mon matériel. »

(citation extraite d’un entretien avec Hugo Vitrani, décembre 2013, publié dans le catalogue de l’exposition « Shit and Die », Palazzo Cavour, Turin, novembre 2014)

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